Les plantes messicoles

Publié le 19/07/2021 Vu 36 fois

Venez découvrir les plantes messicoles à l'aide de ce petit article.


Les plantes messicoles, menacées et pourtant très utiles


Le terme messicole est inconnu pour vous ? Pas de panique il est certain que vous les connaissez. Qui n’a jamais vu lors de ses balades en campagne la délicate fleur rouge du coquelicot au bord des champs, souvent accompagnée d’une végétation colorée ? Ce sont les plantes messicoles, ce qui signifie étymologiquement « habitantes des moissons ».  Elles sont annuelles et vivent au rythme des plantes cultivées et qui se sont habituées aux perturbations liés à la culture. Une partie de celles-ci est venue de pays lointains il y a des millénaires, grâce aux échanges de graines et au développement de l’agriculture.

Aujourd’hui les plantes messicoles sont en forte régression en raison de la modification des pratiques agricoles qui visent une augmentation de la productivité. En région Centre-Val de Loire, la moitié des espèces sont menacés de disparition, certaines ont déjà disparu. Pourtant leur utilité n’est plus à démontrer.

Elles offrent de la nourriture et des habitats à de nombreux insectes, qui en retour apporteront des bienfaits aux cultures. Par exemple les coccinelles, les larves de syrphes ou de chrysopes vont protéger les cultures des ravageurs. Elles vont également accueillir les polinisateurs,  indispensables  à 80% des plantes de notre alimentation.

Quelques astuces pour les chercher et les reconnaitre :

Les plantes messicoles sont plus facilement visibles en mai et juin, avant la fauche des bas-côtés, où leurs couleurs diverses et variées colorent les jachères, les bords de champs de céréales et de colza.

Pour leur préservation des solutions existent, notamment par la réduction des herbicides mais aussi par la conservation des messicoles existantes ou par le développement et le semis d’une jachère fleurie en bordure de parcelle. Un Plan National d’Action a été mis en place pour leur sauvegarde.

Vous pouvez également agir de votre côté en transmettant vos observations sur le site www.obssologne.fr car n’oubliez pas, mieux connaitre c’est mieux protéger !


Auteur : Angélique VILLEGER